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C'est le 28 janvier 1931 qu'a été fondée L'aéroclub de l'Oise. Le siège social était situé à l’époque au 23, place de l'Hôtel-de- Ville à Compiègne.

Les membres fondateurs étaient au nombre de 43, habitants de Compiègne et de ses environs.
Certains étaient des passionnées de sports mécaniques comme les frères Dusanter. D'autres étaient garagistes comme Gaston Génart et Pierre Coquerel à Compiègne ou encore G. Bouzinart qui tient le «Grand garage Saint­Christophe» à Noyon. On retrouve également un certain nombre de personnes exerçant une profession libérale (architecte, expert-comptable, assureur, avoué... ), des commerçants ou des industriels.

Le monde de l’air n'est pourtant pas tout à fait une nouveauté pour les Compiègnois.

Avant la guerre de 1914-1918, le premier meeting aérien de « La Société d'aviation de Compiègne» fut organisé sur un terrain sommairement aménagé près de la ferme de Corbeaulieu. On y voyait Védrines, Blériot, Hanriot ou encore Legagneux évoluer sur des appareils dont ils étaient, pour certains, à la fois les concepteurs et les pilotes d'essais. Une carte postale immortalisait Legagneux posant avant de prendre  «son vol pour doubler le premier l'Hôtel-de- Ville de Compiègne»
C’était le temps héroïques des «Faucheurs de marguerites» !

C'est là qu'un jeune homme, emmené en moto par un camarade, volait clandestinement pour la première fois grâce à la complicité d'un pilote. Ce jeune homme, c'était Georges Guynemer qui aura l'extraordinaire et brève destinée que l'on sait.

Cependant, en 1930, le nombre d'avions appartenant à des propriétaires privés n'est que d'une trentaine d'unités. L'Etat voulant développer « l'esprit aviateur» va apporter une aide financière, non négligeable, puisque tout achat d'appareil privé se voit subventionner à hauteur de 40 %. L’effet est immédiat, et  les ventes augmentent. De 1930 à 1932, 480 avions bénéficient de cette prime. Cette politique de l'Etat favorable à l'aviation civile va entraîner un développement sans précédent des aéro­clubs.

.En 1937, la section d'Aviation populaire fonctionne parfaitement.
Elle a été créée par le gouvernement de Front Populaire en septembre 1936.
Regroupant des jeunes gens de moins de 21 ans, l'Aviation populaire leur permet de voler sans autre frais qu'une cotisation de 120 francs, l'Etat subventionnant, par ailleurs, les frais engagés. En 1937, elle représente une part importante de l'activité de l' A.C.O: 18 jeunes ont pu passer avec succès le brevet de pilote 1er degré en ayant suivi un entraînement totalisant 546 heures de vol et 4 500 atterrissages, en volant tantôt sur le Potez 60 prêté par l' Aéro-Club de l'Oise, tantôt sur le Luciole.

La déclaration de guerre en 1939 va stopper l’activité de l’ACO. Celle-ci ne reprendra qu’en 1946.
En 1947, l'aéroclub déménage pour se rapprocher de Compiègne, et s’installe sur le terrain de Margny qu’il occupe toujours aujourd’hui.
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Création
L’ACCM a été fondé en 1931, mais l’activité aéronautique compiégnoise débute avec la naissance de l’aviation

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